Aujourd’hui, j’ai profité.

mains

Oui, aujourd’hui j’ai profité de mon bébé. J’ai débauché à midi et je suis allé l’arracher de la crèche. Nous sommes rentrés, j’ai déplié le canapé en lit et nous nous sommes allongés là, tout les deux, toute la journée.

Il s’est d’abord endormi. Et malgré la fatigue, je ne me suis pas endormie. Non, au lieu de ça, je l’ai regardé. Regarder ses sourcils se froncer, regarder sa bouche sourire dans sommeil, regarder ses mimiques pendant qu’il dort. J’ai caressé ses petites mains, je les embrassées. Je l’ai senti, lui et son odeur de bébé que j’aime tant. Je lui ai caressé ses petits cheveux. SI peu nombreux qui laisse apparaître un petit crâne tout doux. Plus doux qu’un doudou.

Puis il s’est réveillé. Alors, je l’ai regardé découvrir son doudou. J’aime le voir l’attraper et le détailler avec ses grands yeux gris. J’aime le voir le porter à sa bouche et l’entendre lui parler. Puis il tombe sur ses mains et là son étonnement me fait rire à chaque fois. Je lui ai mangé ses pieds, ses mains, ses petites cuisses qui commencent à être dodues. On a parlé, il m’a regardé chanter, je l’ai regardé sourire.

Je lui ai donné son biberon. Ce biberon qui d’habitude m’énerve car il dure  40 minutes. Mais là, je m’en fichais. Il pouvait pleurer, vomir, refuser de manger, rien ne m’aurais dérangé. Aujourd’hui, je pouvais tout accepter de sa part.

On est resté ainsi tout les deux, toute l’après midi. Oui, j’ai profité de lui un maximum parce que demain il part. Il part une semaine sans moi, 700km vont nous séparer et mon cœur de maman est en miettes.

Je sais que c’est une bonne chose puisque c’est pour voir ses grands – parents, ses taties et ses tontons qui vivent loin de nous. Je sais que tout va bien se passer, mais moi j’ai mal au cœur.

Pourtant, il y a une semaine, j’étais soulagée de savoir qu’il partait « en vacances ». J’allais enfin pouvoir prendre du temps pour moi, me reposer. Mais aujourd’hui je m’en fiche de cette fatigue. Je m’en fiche de ce temps pour moi qui se fait rare. Aujourd’hui je ne veux pas le laisser.

Rien que d’y penser, j’ai cette boule au ventre. La même boule au ventre qui m’est apparue à sa naissance, à la seconde où on me l’a posé contre moi. Cette boule au ventre qui ne me lâche plus, qui me prend aux tripes. Cette boule au ventre qui me rappelle que cet enfant c’est ma chair, mon sang. Cette boule au ventre qui me permet de reconnaître ses pleurs au milieu d’autres pleurs d’enfants.

Il va me manquer. Il me manque déjà. Oh, pourtant je l’ai déjà laissé. Mais j’étais toujours à moins d’une heure de lui. Là, c’est différent. 8 heures de routes vont nous séparer et j’en pleure.

J’en pleure parce que ce bébé c’est le mien. C’est mon tout petit, mon lapin.  Même si je ne suis pas une adepte de la grossesse, ce bébé je l’ai protégé. 9 mois à faire attention à mon alimentation, moi qui peut me nourrir exclusivement de Chocapic et Michoko. 9 mois à faire en sorte que tout soit parfait pour son arrivée. 1 mois à rester allongée pour être sûre que ce bébé n’arrive pas trop tôt et en bonne santé. Et ce mois aurait pu se transformer en une année que je n’aurais pas bougé un petit doigt pour être sûre qu’il aille bien. 12 heures à attendre cette rencontre. 12 heures de joies, d’excitation mais aussi de stress et d’espoir en voyant un monito alarmant. 3 heures à rester l’un contre l’autre à sa naissance, à le regarder, à pleurer de joie, de soulagement, d’hormones. 3 semaines à passer mes journées avec lui dans le porte bébé pour calmer ses pleurs.

Et là, je dois le laisser toute une semaine. Il sera entre de bonnes mains j’en suis sûre. J’ai entièrement confiance en nos familles, là n’est pas le problème. Non, le problème c’est que je ne serais pas là. Je ne serais pas avec lui quand il n’arrivera pas à s’endormir. Je ne serais pas avec lui quand il aura mal au ventre, je ne serais pas avec lui quand il pleurera, je ne serais pas avec lui pendant les moments d’éveils, je ne serais pas avec lui si il arrive à se retourner une bonne fois pour toute. Je ne serais pas avec lui tout simplement.

Alors aujourd’hui j’ai profité parce que demain mon bébé sera loin de moi et il va terriblement me manquer.

Publicités

Mais pourquoi les gens sont cons dans les transports en communs?!

transport en commun

Tu peux vivre dans n’importe quelle ville de France, si il y a au moins un tram et un bus, tu es obligé d’être confronté à la connerie humaine. Parce que oui, dès que les gens prennent les transports en communs, ils deviennent complètement cons.

Déjà, sous l’abri de bus. Si il pleut, forcément, tout le monde va s’abriter dessous. Rien de bien exceptionnel, pourtant quand une maman arrive avec une poussette (c’est du vécu, hein!), personne ne fais de la place pour qu’au moins le bébé puisse être abrité. Ok, il y a un protège pluie ( sauf si tu es comme moi et que tu oublis que quand il pleut il faut un protège pluie, du coup tu utilises tout les vêtements à ta porter pour faire ton protège pluie ( DIY inside) mais merde, c’est un gosse quoi! Quand il pleut, il fait froid et il est quand même mieux sous l’abri de bus, non? Ça marche aussi pour les handicapés en fauteuil roulant d’ailleurs. Aux yeux des usagers cons, un fauteuil ça prend de la place donc le propriétaire n’a qu’à se démerder! Franchement…

Une fois que le bus ou tram arrive, il y a quelque chose que je ne comprendrais jamais: pourquoi les gens qui veulent monter n’attendent pas que les gens qui veulent descendre descendent? Non, parce que ce serait bien plus fluide comme ça. Franchement, se faire bousculer alors que justement tu vas libérer de la place, ça m’énerve. Du coup, sans m’en rendre compte je lâche régulièrement des  » vous pouvez attendre un peu, vieux con? ». ( Oui, j’ai la vulgarité facile, encore plus en voiture).

Et puis, il y a ceux qui s’approchent de la porte 3 arrêts plus tôt. Il y a un monde pas possible, mais non, faut que tu fasses chier tout le monde pour être sûre de ne pas rater ton arrêt. Alors qu’entre nous, si vraiment tu rates ton arrêt, généralement le prochain sera dans 2 minutes à peine, soit au max 10 minutes de marche.

Les places prioritaires. Ah les places prioritaires! Enceinte, j’ai pris 18 kilos. Je mesure 1m54 et j’ai tout pris dans le ventre – non, je n’étais pas obèse! -. Du coup, quand j’arrivais impossible de me louper. Pour te rendre la chose plus concrète, mets deux ballons de basket sous ton tee-shirt, et tu vois mon ventre d’il y a 4 mois! Et beh, incroyable mais vrai, mais personne ne me laissait sa place et remarquait que j’étais enceinte! Et quand tu demandes une place, ( parce que merde, 18 kilos dans le ventre c’est lourd et c’est pas parce que tu es enceinte que tu n’as plus le droit de sortir), tu as droit à une regard noir. Non mais mec, c’est bon, tu peux pas porter ta carcasse 5 minutes, histoire d’être sympa, non?!

Bon je dis l’expression « mec » mais ce qui me dégoûte le plus, c’est que quand tu es enceinte ou que tu as un bébé, les plus mal polies sont les femmes. Pourquoi? Je me le demande. Est ce qu’elles en ont tellement chier que du coup plus jamais elles seront solidaires? je sais pas mais toujours est – il que ce genre de comportement m’exaspère.

On passe tous une journée plus ou moins difficile, on a tous envie de rentrer chez nous et franchement, vous les cons du tramway, vous n’arrangez rien à ça. Un peu de civisme permettrait un trajet plus agréable. Parce que quand je tombe sur des gens sympas qui me laisse leur place, ou quand je vois le sourire d’une petite vieille quand je lui dis de prendre ma place, beh moi ça me détend. Je me dis que ça fait du bien de la bonne humeur au milieu de ce rythme infernal. Ça fait du bien de voir les gens sourire et ça mets de bonne humeur!

Alors merde à la fin, un peu de civisme dans les transports en commun!!

Et sinon, y’a que moi qui n’ai pas un bébé  » calme et adorable »?

En ce moment j’ai l’impression d’avoir le gosse le plus original du monde. Pourquoi? Parce que, que ce soit dans la  » vraie vie  » ou sur la blogosphère, je n’entends parler que de bébé calme et adorable. Et franchement, ça a le don de m’énerver quand tu vois comment est l’Enfant. Bon, c’est de la jalousie pure et simple mais y’a matière à être jalouse quand même.

Comme je te le disais,  toutes les jeunes mamans que je connais et celles dont je lis leurs blogs ont des bébés calmes et adorables. Du coup, intriguée, je creuse toujours cette phrase.  » Un bébé calme et adorable? C’est à dire? » Généralement la réponse c’est ça :  » Oh, beh il ne pleure que très rarement, juste quand il a faim. »

JUSTE QUAND IL A FAIM??? Mais, mais, mais…et quand il s’endort? et quand il en a marre de son jouet? Et quand il veut être assis et pas couché? Et quand il a passé sa journée dehors et que ça l’a énervé? Et quand tu le sors du bain alors qu’il voulait y rester?

Et beh non! Dans ces situations il n’y a, apparemment, que le mien qui gueule! Parce que oui, moi j’ai un gueulard à la maison qui sait ce qu’il veut ou ce qu’il veut pas et qui te le fait bien comprendre!

Des exemples? j’en ai pleins!

La faim : comme tout bébé de 3 mois, quand il a faim il pleure. Bon déjà, il ne passe pas par la case choumiquage. Non, il hurle dès qu’il ressent la faim. D’ailleurs, je pense que nos voisins nous déteste. Mais bon, c’est pas mon plus grand problème. Une fois le biberon fait à vitesse grand V, Monsieur est aux anges avec les pieds en éventails. Sauf que la crise ne se termine pas ici. Et non, au bout de 100ml y’a un rot qui doit passer. Et au lieu d’attendre son rot, Mr pleure à coups de voix stridentes, pensant peut être que ça va l’aider à faire son rot. Donc après 2 minutes de pleurs ( pas les petits pleurs hein, sinon je serais joie) un super rot ( parce que bon, y’a pas à dire en concours de rot, il serait top l’Enfant) on reprend le reste du bib. Et à ce moment là, (oui c’est toujours pas finis, faut compter 30 à 40 minutes pour un bib, soit 1 bon paragraphe sur le blog) l’Enfant aime toucher son biberon, le regarder et essayer de le tenir. Bon ok c’est bien,. Il se développe, je suis fière de lui y’a pas de soucis de ce côté là. Sauf que au bout de 5 minutes à jouer avec le biberon, forcement je lui enlève ( soyons hônnete, au bout de 40 minutes tu as envie de faire autre chose que de donner un biberon!) et forcement ça ne lui plaît pas! Et comment on le fait savoir à Maman? En hurlant! Du coup, soit on supporte les pleurs, soit on lui re donne son biberon, ce qui le fait immédiatement arrêter de pleurer.

Le sommeil: Ah le sommeil et l’Enfant! Bon en ce moment, il ne dort plus la nuit mais ça c’est dû aux changements donc je ne lui en veux pas trop. Mais y’a aussi le sommeil de la journée. Déjà en journée il doit dormir maximum une heure, fractionnée par des siestes de 15 minutes. ( Et ça depuis qu’il a 15 jours, j’en ai de la chance!). En soit, ça ne pose pas trop de problème. Là où ça pose problème c’est le cinéma pour trouver le sommeil! Et oui, ici ça dure environ 10 à 15 minutes : il tourne la tête à droite à gauche en grognant ( oui, il grogne vraiment); perd sa tute, grogne encore plus, mets son doudou sur la tête, non il sort son doudou, non en fait il le remet, il re perd sa tute ( sur un fond de grognement, n’oublions pas). Et ça pendant 15 minutes pour dormir 15 minutes. Et crois moi, pour nous parents c’est vraiment chiant!

L’éveil: Pas de doute il est bien éveillé. Le problème, c’est qu’à 3 mois il se lasse déjà très vite de ses jouets. Quand je vois qu’il est open pour jouer, hop direction le parc avec le tapis d’éveil. Là il est heureux, il se met à sourire à la vue de ses jouets, bouge ses pieds et ses mains, bref il est content. Il joue, tape avec ses pieds dans les jouets qui flottent dans l’air mais au bout d’une bonne demie heure il en a marre! Taper 20 fois dans le même jouet, c’est chiant et faut donc en changer! Et je te laisse deviner sa technique pour me le faire comprendre: les cris! Au début, je pensais qu’il en avait tout simplement marre du parc. Mais en fait non. Je change les jouets qui sont accrochés à l’arche et c’est repartit mon kiki pour des coups de pieds à gogo! Et crois moi encore, pour nous parents c’est chiant!

Je pourrais aussi te parler du fait que Mr veut être assis sur nos genoux et que si on le fait pas, devine à quoi on a droit?!

Enfin bref, tout ça pour dire que je ne me reconnais presque jamais dans les récits des autres mamans qui ont un bébé du presque même âge que le mien et que pourtant j’aimerais pouvoir échanger avec des mamans qui comme moi en bave avec leurs gosses…parce que ouais, on a pas toutes des bébés CALME ET ADORABLE!!

PS: Toi lectrice qui s’inquiète au vu de ce témoignage, rassure toi il aura beau me faire subir toutes les peines du monde que je l’aimerais toujours autant, si ce n’est plus.

poule

Non, ne cherche pas un lien entre la photo et l’article : il n’y en a pas.

Nounou, boulot et pas beaucoup de dodo

IMG_1970

Reprise du travail et direction la nounou pour l’Enfant cette semaine. Je crois que depuis sa naissance, ça a été la semaine la plus difficile, pour moi et pour lui.

Les premiers soirs quand je le récupérais, il me faisait la tête. Pendant tout le trajet, il me jetait un regard noir, ne me faisait aucun sourire. La première fois, j’ai pleuré pendant tout le trajet. J’avais l’impression qu’il m’accusait de l’avoir l’abandonné, que je n’étais plus sa mère. J’ai même hésité à démissionner tellement ce retour à la maison a été dur. J’essayais de lui sourire, de prendre ça à la légère, de lui expliquer pourquoi il avait passé sa journée sans moi, mais rien à faire, il m’en voulait et moi j’ai pleuré.

Heureusement, une fois arrivé à la maison, Monsieur m’a enfin sourit et raconté sa journée à coup de  » Areuh » et autres grognements. Du coup, j’ai re pleuré de soulagement. Mon bébé m’aimait toujours. Ça peut paraître bête mais j’avais vraiment peur qu’il ne m’aime plus et qu’il se dise, qu’en fin de compte, il n’avait plus besoin de moi, puisque quelqu’un d’autre le faisait très bien.

A la fin de la semaine, Monsieur m’a beaucoup moins fait la tête. Bon, il l’a quand même fait mais étant habitué, ça a été beaucoup moins douloureux. Et puis, une fois arrivé chez nous, faut voir les sourires qu’il me fait. De vrais sourire qui disent  » Ah tu es là Maman, enfin ».

Et samedi matin, quand il nous a vu on a eu droit à des milliers de sourires et de  » AAreuh « . Je crois qu’il était heureux que l’on reste avec lui. Du coup, la matinée a uniquement servit à faire pleins de câlins et de bisous.

Par contre, malgré une adaptation en douceur, le changement se ressent sur les nuits. C’est simple, il ne les fait plus. Alors que depuis ses 3 semaines il dormait de 20 heures à 5h00, maintenant, il se réveille deux fois la nuit pour réclamer un biberon. Du coup en plus de me lever à 6h00, je me lève aussi à 2/3heures du matin et l’homme à 5 heures. Et forcement, le soir je suis une loque. Je me force à attendre 22 heures pour me coucher, histoire d’avoir un semblant de vie.

C’est simple, cette semaine j’étais aussi fatiguée que les 15 premiers jours après l’accouchement. Je n’ai fait que le stricte minimum. Je sais que ça va être dur encore cette semaine. Il faut que l’on prenne un nouveau rythme, de nouvelles habitudes mais franchement c’est pas facile. Physiquement et moralement. En plus de devoir gérer des nuits coupées, il faut gérer le moral et la culpabilité d’être obligé de laisser son bébé de 3 mois à quelqu’un d’autre.

Enfin voilà, un billet juste pour raconter cette semaine de changement, de difficultés, de pleurs et de culpabilité…

Mon fils  » parle  » et j’adore ça.

alphabet

Ça y est. Après 15 jours d’entraînements intensifs où l’Enfant essayait de sortir des sons en continu et s’énerver de ne faire que des bruits ponctuels, là il y arrive : mon bébé de 3 mois   » parle »! ( enfin, gazouille) Et j’adore ça!

Je le regarde me parler avec ses grands yeux gris/bleus. Des yeux qui pétillent, pleins de joie et moi je me retiens de pleurer d’émotions. (Des fois j’ai peur. C’est comme ci mes hormones de grossesses, celles qui me faisaient pleurer devant   » Chéri, j’ai rétréci les gosses  » ne partiront jamais).

C’est con, mais ce qui me fait si plaisir, c’est dès qu’il me voit, il me parle. Je me dis qu’il a envie de me parler, de communiquer avec moi. Que oui, il voit bien que je suis là et que oui il a envie d’échanger. Qu’à ses yeux je ne suis pas juste la femme à la mauvaise haleine le matin.

Alors oui ça peut paraître bête de penser tout ça, mais les 3 premiers mois un bébé ça parle pas, ça te regarde avec curiosité, ça te sourit de temps en temps et même si tu sais qu’il sait que tu es sa mère, il y a des moments où moi je me demande si il m’aime.

Et là, dès que je m’approche de lui, il me fait le plus grand sourire que je n’ai jamais vu, celui qui te prend aux tripes tellement tu sens qu’il est heureux de te voir, et vas y que je te donne des  » Aaarreuuh, bbbbb, aaaa, eeeee, bbb, rrr  » [ je vais m’arrêter là pour la retranscription du langage bébé, ça peut vite devenir chiant] pendant 10 minutes non stop. Et parfois, ces gazouillis sont ponctués par des petits éclats de rires ( pour l’instant, quand il rit ça ne dure pas plus de 5 secondes) ou des petits sourires coquins.

Et plus je le vois autant parler, plus je me dis que c’est fou le progrès qu’il a pu faire ( rajoute à ça ses petites mains qui touchent tout ce qu’il voit) et malgré les moments difficiles que parfois je passe ( pic de croissance bonjour!) j’ai une boule au ventre et la gorge serrée rien qu’à l’idée qu’un jour ce petit bébé n’en sera plus un.

La malédiction du mono sourcil

emmanuel chain

Dans notre famille, s’abat depuis des générations la malédiction du mono sourcil. De père en fils, de mère en fille personne n’y échappe. C’est l’emblème de notre famille.

Le problème, c’est que c’est loin d’être esthétique comme blase et ça peut même devenir une tare. Parce que je ne te parle pas du léger mono sourcil. Non, moi je te parle du vrai, de la barre de poil qui traverse tout le bas de ton front à la manière d’Emmanuel CHAIN.

Le problème avec le mono sourcil, en plus que ce soit disgracieux bien sûr, c’est que c’est pire que la gangrène : tu as beau éradiquer tes poils, ceux-ci reviennent en un rien de temps. Dès deux jours, les poils commencent à repointer le bout de leur nez et au bout du quatrième jour, ton mono sourcil re trône fièrement sur ton visage.

A l’adolescence, j’étais tellement gênée par cet immonde pilosité que je me suis mise en tête de vouloir des sourcils fins, très fins même. En plus, c’était la mode à mon époque. Du moins dans mon collège et dans les années 90. Heureusement pour moi, des plus idiotes que moi étaient passées à l’action et avaient enlevé quasiment 80% de leur sourcil. C’était moche, très moche. Du coup, ayant peur de me rater, je n’avais pas osé sauté le pas de l’épilation de Mr Mono. Ouf

Et c’est alors que ma mère, ma sauveuse, est apparue. Celle – ci m’a montré que des sourcils épais, c’était très joli à condition de bien les épiler. Qu’avoir des sourcils denses, ça donnait de la profondeur au regard et une expression au visage. Que ça ne servait à rien de tout enlever, qu’il était important de garder une part de soi, une part de cet héritage familial.

Depuis, je les aime mes sourcils. Bien sûr, je dois les épiler tout les 2 jours pour éviter le retour de Mr Mono. Mais, ils font partit de mon visage, de ma personnalité et pour rien au monde je voudrais des sourcils quasi inexistant.

« C’était vraiment très intéressant »

Au secours, je suis à nouveau à la recherche d’un emploi

Logo_Pôle_Emploi

Et ouais, c’est l’jeu ma pauvre Lucette : tu pars en congés mat ( ou plutôt en repos post – natal –>rrrh) au chômage, tu sors de ton congés au chômage!

Tu vas me dire que c’est chouette, que je vais pouvoir profiter un peu plus de mon fils le temps de trouver quelque chose. Ouais, mais non. Moi j’ai envie de retrouver du travail; d’avoir à nouveau une vie professionnelle; d’avoir des collègues; de m’habiller pour partir au travail et pas pour me prendre du dégueulis; d’en avoir ras la casquette ( qui utilise encore cette expression?) de mon chef. Entendons nous bien, j’aime l’Enfant et les moments que l’on passe ensemble. Mais ça fait trop longtemps que j’ai quitté le monde professionnel ( presque un an), j’ai besoin de le retrouver.

Mais avant de retrouver ce monde là, faut passer par la phase  » recherche active ». Cette phase chiante qui fait faire à ta confiance en soi les montagnes russes.

Au départ, tu te lances avec énergie. Tu envoie ton CV à tout va, accompagné d’une belle lettre de motivation personnalisée pour chaque offre. Tu y crois, tu en as envie, tu penses que tu vas être débordé par les entretiens (naïvement), t’es optimiste. Bref t’es motivé!

Et puis les jours passent. Ton téléphone ne sonne pas. Tu vérifie régulièrement ta messagerie : mais rien. Tout le monde s’en fiche de ton CV et de ton envie de travailler. Alors tu te remets en question. Au départ, une bonne remise en question. Tu vérifie ton CV, ta lettre. Tu les modifie, espérant que le problème vienne de là. Et puis rien ne change. La remise en question se fait sur soi: Mes expériences sont – elles si nulles que ça? Suis – je vraiment pas capable d’assumer à nouveau un poste? Est – ce le fait d’avoir un enfant?

Tu continue ta recherche, en ayant l’impression que le temps passé à ça ne sert à rien. Puis, un beau jour ton téléphone sonne : tu es convoquée! La motivation revient. Enfin, on s’intéresse à toi. Enfin, quelqu’un a lu ton CV et ta lettre. Enfin, tu as réussis à taper dans l’œil d’un recruteur. Bon, c’était pas ton offre préférée, mais pas grave, tu as enfin un entretien d’embauche!

Tu reprends confiance en toi, tu te prépares, avec cette petite boule au ventre qui ne te quitte pas jusqu’au jour de l’entretien. Et ce jour là arrive. Tu y vas bien habillée, tu vérifies que tu ne sens pas le lait écaillé, tu as préparé tes réponses. Pas trop toute faîte pour rester naturelle. Tu as le sourire, la bonne humeur : ce poste tu le veux. Et puis l’entretien se déroule : 15 minutes. 15 petites minutes qui te donne l’impression que tout le travail préalable à cet entretien n’a servit à rien. 15 minutes qui se termine par  » Merci, on vous rappellera ».

Alors tu pars, en oscillant entre le doute et l’espoir: oui, j’ai mes chances, je pense qu’ils ont apprécié notre entretien. Oui, mais non. J’aurais pas dû répondre ça. Et vas – y que tu te tritures le cerveau jusqu’au fameux appel. Tu te repasses l’entretien, tu te rends compte que certaines réponses n’étaient pas les bonnes. Mais tu garde espoir. Au fond de toi, tu te dis que oui, ce poste tu vas l’avoir, il est pour toi, tu le sens!

Et la réponse arrive. Tu regardes ton téléphone sonner, la boule au ventre revient. Tu décroches d’un  » Allô » fébrile et là… Et beh là j’attends toujours ce coup de fil!